Sex manic

Charles Lum

- - -

5’ • 2006 • vo anglais • st français • Etats-Unis • film d’artiste

Reflet d’un paysage post-antiviral de proximité sexuelle pour les homosexuels urbains, le monologue semble supposer que les membres de la communauté gay violent les lois américaines de révélations de la séropositivité.
La criminalisation est-elle une menace de plus qui plane sur la déjà fragile révélation facultative de l’état de santé d’une personne et sur la responsabilité sexuelle, qui est devenue normale dans certaines communautés homosexuelles ?
Sex manic montre l’ambiguité terrifiante de la loi écrite, parallèlement au suivi compulsif des événements sexuels qu’elle recommande.
Les poursuites judiciaires sont maintenant autorisées dans les cas de transmission du VIH. Elles s’appuyent sur "la connaissance constructive" (des suppositions se basant uniquement sur des ouï-dire au sujet de la sexualité d’une personne).
Sex Manic montre que l’humiliation sexuelle devient un outil légal lorsque l’on parle du HIV.
Étant donné que ces lois ne requièrent pas de preuves médicales, la peur et les insinuations sur les pratiques sexuelles deviennent les "faits" qui passent directement des campagnes politiques aux tribunaux, sans prendre en compte les réalités des comportements sexuels ou de la transmission virale.